« meilleure révélation pianistique des dix dernières années »
Jean-Nicolas Diatkine (né à Paris en 1964) est un pianiste français au parcours singulier, construit hors des conservatoires. Héritier de l’école de Claudio Arrau par Ruth Nye, il a étudié treize ans l’architecture musicale auprès du compositeur Narcis Bonet : pour lui, comprendre la partition est le préalable à toute interprétation. Il donne régulièrement ses récitals à Paris, salles Gaveau et Cortot, et se produit en Europe et au Japon. Ses enregistrements de Beethoven, Liszt, Chopin et Schubert ont été salués par la presse européenne pour leur sincérité et leur profondeur.
Jean-Nicolas, vous êtes connu comme un pianiste qui explore les nuances de la musique avec une grande sensibilité. D’où cela vient-il ?
Je le dois certainement à mon premier professeur de piano Wilfredo Voguet, qui était très exigeant dans ce domaine. Il m’a poussé à être moi-même sans me laisser influencer par le désir de gloire ou de brillance qu’un enfant puis un adolescent ne peut manquer de ressentir à un moment ou à un autre. Il était très strict sur l’insincérité musicale et impossible à tromper.